Les banques et la finance qui ont précipité le monde dans une crise terrible, et qu’il a fallu renflouer en déboursant "cent fois le plan Marshall", comme le soulignait le journaliste (en rupture du Modem) Jean-François Kahn sur France 2, lors d’un énième "débat sur la crise" animé par Franz-Olivier Giesbert. A qui cela nuirait-il si la Grèce, puis l’Espagne et le Portugal ne remboursaient plus leur dette ? Aux banques, fonds de pension et autres hedge fonds, ainsi qu’énumère l’économiste Frédéric Lordon. Les mêmes qui s’engraissent sur la spéculation et étranglent les Etats souverains par le montant seul des intérêts qu’ils exigent. Pour le seul juteux bénéfice de quelques-uns, une oligarchie d’affaires internationale couverte d’or, pour l’unique autant qu’indécent profit d’une classe. Et c’est la guerre. Les unes après les autres, les sociales-démocraties européennes capitulent et trahissent les catégories populaires qu’elles sont censées représenter. Il fallait voir ce matin sur Euronews l’interview de Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI expliquant benoîtement en anglais qu’un malade devait se soigner et que les mesures d’austérité frappant ces pauvres Grecs étaient donc inévitables. Tout juste n’a-t-il pas prononcé les mots "there is no alternative", mais le c(h)oeur y était. Le FMI qui impose de tailler dans les budgets sociaux pour repaître les marchés, et Strauss-Kahn qu’on tente de nous imposer comme le candidat naturel en 2012 des "socialistes" français. Socialistes, osent-ils encore s’appeler ! Hé bien non, halte au feu. Il n’existe aucun motif légitime qui justifie que les peuples soient sacrifiés sur l’autel de la finance et du capitalisme ultralibéral mondialisé. L’économie doit être au service de tous les hommes, pas seulement de quelques-uns qui se gobergent tandis que les autres tentent juste de survivre.

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