Battre la droite UMP au service du MEDEF.

La confrontation sociale de ces dernières semaines, vaillante et porteuse d’espoir n’a pas réussi à faire reculer les projets du pouvoir et du MEDEF. Des millions de citoyens dans la rue, cela n’a pas suffi. Aujourd’hui, nous ne sommes pas de ceux qui proposent d’attendre 2012 et une hypothétique arrivée du PS au pouvoir. La lutte doit se poursuivre. D’autant que d’autres périls s’annoncent, notamment contre notre protection sociale et contre les services publics. Au nom du « réalisme économique », au nom de la mondialisation, au nom de la « réduction des déficits » et du traité de Lisbonne, la Droite présente la facture aux seuls salariés.

 Le peuple a manifesté sa colère. Ces élections cantonales lui offrent l'opportunité d’infliger une sévère défaite à la majorité UMP déguisée dans notre département sous le sigle UAY et dirigée par Henri de Raincourt, ministre, et Jean-Marie Rolland parlementaire, président du Conseil Général (avec Soisson, Bordier, Villiers et Fort). Ceux-ci ont une lourde responsabilité dans les mauvais coups portés contre le monde du travail, la retraite, la démocratie, l’avenir de nos territoires, contre la laïcité et tous les acquis chèrement gagnés par le Conseil National de la Résistance.
 
Changer de système.

La crise actuelle du capitalisme, amplifiée par les politiques du FMI et de l’Union Européenne avec ses effets dominos où chaque nation peut tomber l'une après l'autre, met en évidence l'urgence d'une alternative sociale et écologique qui tourne le dos à cette société organisée autour de la rentabilité financière et pour le profit d'une minorité d'actionnaires.

L'eau, l'air, la terre constituent  la part essentielle de notre bien commun, tout comme le travail, l'éducation, la santé, la justice. Nous devons les soustraire aux lois du marché tout puissant et destructeur pour l'avenir de l'humanité et de la planète.


Pour ce faire, la toute première condition est d'articuler la mobilisation populaire de la rue avec les urnes et d’élire des candidat-e-s d'une gauche de rupture avec le système capitaliste. Ainsi, pourront s'inventer d'autres modèles de production, de consommation, d'aménagement du territoire, respectueux des nos droits sociaux et environnementaux.

 
La deuxième condition, c'est de rompre avec l'idée que le système capitaliste puisse être rénové, aménagé, comme le prétendent le Parti Socialiste, le PRG et Europe-Ecologie-les Verts.

En conséquence, comme pour les Régionales, nous resterons indépendants du Parti Socialiste, d'Europe Ecologie-les Verts et du PRG.

Au second tour, nous prendrons toutes nos responsabilités pour battre la droite.

 
Notre intervention au Conseil Général

Ces prochaines élections cantonales ne règleront pas tout car les conditions financières imposées aux Conseils généraux ne permettent pas à ceux-ci de développer une véritable politique sociale et d’aménagement du territoire.
 

Mais parce que nos élus seront les élus du peuple, ils se feront les relais de tous ceux qui luttent pour conserver leur emploi, pour améliorer leurs conditions de travail et de vie, pour sauvegarder leur environnement… contre les appétits gargantuesques des réseaux capitalistes.

 
Nous défendrons une autre réforme des collectivités. Une réforme qui rendra le pouvoir aux citoyens qui doivent être en état de contrôler les  élus et d’être impliqués dans les décisions les concernant. Une réforme qui se traduise par la mise en place d’un mode de scrutin à  la proportionnelle intégrale pour que chaque citoyen de ce pays soit représenté dans les assemblées.
 

Nous resterons guidés par des grands principes d'action, pour la satisfaction des besoins immédiats (sociaux, sanitaires, éducatifs, culturels) de la population, la réduction des inégalités (pouvoir d'achat, fiscalité...), la promotion des services publics, la défense de l'environnement, l’agriculture paysanne durable,  le développement d'une démocratie de proximité.
 

Nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s, les forces syndicales et associatives qui veulent changer ce monde capitaliste spoliateur :

 
-à participer au processus d'élaboration d'un projet départemental commun  qui soit en rupture avec les logiques actuelles de  gestion de la majorité du Conseil Général alignées sur la politique gouvernementale.

-à poursuivre la résistance et les mobilisations contre ce pouvoir.

-à mettre les représentants locaux de Sarkozy hors d’état de nuire et à prendre les moyens de peser sur l’avenir du département.

               
L’Autre Gauche en Bourgogne 89

Appel soutenu par Front de Gauche (PC-PG) NPA, FASE